Le sport est né de la ville, plus largement du monde urbain, qui n’a cessé de s’étendre au fil du temps pour devenir majoritaire. Si d’aucuns aiment à montrer à quel point il fut un des premiers phénomènes culturels à connaitre une véritable mondialisation, sa réalité reste d’abord une affaire de territoire. De ce point de vue, comme l’illustre notre dossier, la décentralisation, dans la configuration française spécifique, impacte en profondeur son fonctionnement, voire la capacité des associations à assurer leur vocation de service public. Car, comme l’illustre parfaitement le cas de la Bretagne, qui accueille notre assemblée générale, nos clubs et nos militants ont su, au fil des décennies, y compris dans des environnements peu favorables, constituer de précieux espaces de lien social. Leurs disparitions ou leurs affaiblissements risqueraient grandement d’amoindrir la capacité de notre société à permettre l’épanouissement des individus, laissant de la sorte le champ libre à tous les replis et crispations. C’est bien sûr à ce sujet, entre autre, que nous avons questionné madame la ministre, lui faisant part de nos attentes et de nos inquiétudes, au nom de notre longue histoire et de notre volonté de contribuer à la construction « d’une République laïque et démocratique » (article n°1 de nos statuts).